Contexte

Les troubles neurocognitifs (TNC) majeurs, autrefois dénommés démence, sont une affection chronique éprouvante pour les familles et les personnes malades comme pour les intervenants qui leur prodiguent des soins. Jusqu’à 80 % des résidents en centre d’hébergement de soins de longue durée (CHSLD) en seraient atteints. La grande majorité d’entre eux présentera à un moment ou à un autre au moins l’un des symptômes comportementaux et psychologiques de la démence (SCPD). Ces symptômes qui se présentent sous diverses formes sont intimement associés à l’apparition et l’évolution des TNC majeurs et sont un indicateur d’une détresse du résident dont la prise en charge par le personnel soignant nécessite d’être modifiée. Les SCPD peuvent donc être la conséquence d’une approche de soins de base non-adaptée et de la difficulté à bien identifier et répondre de manière appropriée à certains besoins des personnes atteintes. Au Québec, des données font état d’un taux d’usage d’antipsychotiques en CHSLD qui pourrait varier entre 40 et 60 % des résidents. De toutes les provinces canadiennes, c’est au Québec que l’on retrouve le taux le plus élevé de prescriptions d’antipsychotiques chez les personnes âgées de 65 ans et plus en CHSLD. Optimiser les pratiques est un besoin largement reconnu au Québec comme en témoignent les engagements récents du ministre de la Santé et des Services sociaux et de l’ensemble des Président-Directeurs-Généraux des établissements. Diverses initiatives porteuses ont vu le jour et une expertise de pointe est présente dans tous les réseaux universitaires intégrés de santé (RUIS) du Québec. La véritable transformation pan-québécoise des soins demeure toutefois attendue.

 

Objectif

> Le projet provincial « Usage approprié des antipsychotiques en Centre d’Hébergement de Soins de Longue Durée (CHSLD) chez les résidents ayant des symptômes comportementaux et psychologiques de la démence (SCPD) » également appelé programme OPUS-AP vise à améliorer la qualité et l’expérience des soins en CHSLD pour les personnes atteintes de SCPD, leurs proches et le personnel par la réduction de l’usage inapproprié des antipsychotiques et un recours accru aux stratégies de communication de base ainsi qu’aux approches non-pharmacologiques.

Actions

  • Participation à la cellule stratégique provinciale
  • Implication au sein du groupe de travail en tant qu’expert
  • Rédaction du protocole de mesure des données
  • Direction du Comité Mesure, Évaluation et Systèmes d’information (CoMESI)